mercredi 11 juillet 2007

Dans ta face Tim Hortons !!!

Il est bizarre comment Tim Hortons se vante de faire le café le plus frais sur le marché. Frais moulu et jetté au bout de 5 minutes.Hier, j'ai vécu une expérience qui, comment dire, eclipse totalement la fraicheur du café de chez Tim. En effet, j'ai gouté au café (assez bizarre n'est-ce pas, le 6e de ma vie) que je venais de trier le matin, frais torréfié et moulu. Qui dit mieux...



Tous les Star Bucks, Second Cup et Tim Hortons peuvent bien de rassoir.



Et pour rajouter au plaisir, j'ai eu droit a une montée de lait de Rigoberto sur le commerce équitable tel que défendu par FLO, l'organisme qui accrédite les coops partout dans le monde. En effet, ca brasse ici car les petits producteurs d'Amérique centrale, des Caraibes et d'Amérique du Sud parlent quitter FLO pour se réunir et créer leur propre certification équitable qui réponderait mieux a leurs besoins. Malade!!!

dimanche 8 juillet 2007

Les guerres de gangs font rage a Santa Anita !?!

En effet, lorsque l'on s'attarde aux détails, on remarque que la moindre parcelle de terrain ici fait l'objet d'une lutte constante. Laissez-moi vous présenter les bandes rivales...

Tout d'abord, il y a le "Ganz gang" (de ganzo = oie) caractérisé par une agressivité bien au-dessus de la moyenne. Il semble difficile de les approcher sans se faire brutalement attaquer. Pour ma part, je les évite et je me porte mieux. Par chance, nous dormons au deuxieme étage ou nous sommes jusqu'ici en sécurité. Au péril de ma vie, j'ai réussi a les photographier avec mon super-télé-objectif et voici le résultat...



Ensuite, on croise les "Patz" (de patos = canards) qui peuvent sembler inoffensif, mais un peu plus subtil dans leur activité. Encore une fois, j'ai réussi, non pas sans difficulté, a vous prendre des images de deux de leurs protagonistes en train de faire de l'espionnage perchés sur le toit d'une maison. Il ne fait aucun doute que leur influence n'a de limite que celles que les autres bandes veulent bien leur laisser et qu'ici la population locale vit dans la peur constante que réeclate les guerres de gang qui l'hiver dernier ont blessées une petite fille de quatre ans.



Finalement, en nombre beaucoup plus important les Chiken' chick. Elles, se balladant én petit groupe, sont partout!!! Meme si prise individuellement elles ne paraissent pas dangereuses, en bande elles peuvent venir a bout de n'importe quelle épi de maïs en moins de deux. Donc imaginez avec vos enfants... A leur passage, les gens d'ici fuient dans leur maison pour éviter l'humiliation de se faire intimider par cette bande sans scrupule.



Bref, une chance ces bandes ne réussisent pas a proliférer un rythme tel qu'il n'est pas balencé la cuisine des gens d'ici. Et je peux vous assurer que la frousse que ces gangs nous causent vaut bien le gout qu'elles ont dans notre assiette ou le prix qu'elles rapportent a la vente...

Bienvenido a la escuela del commercio justo con el profe Rigoberto

Des notre premiere journée dans la communauté d'anciens guerilleros de Santa Anita, nous avons rencontré un homme extraordinnaire : Rigoberto, que l'on pourrait facilemnt qualifier de moulin a parole ou d'encyclopédie marchante.



Donc nous nous balladions paisiblement dans le village lorsque nous le vimes assis avec son fils sur les marches du batiment ou se fait la toréfaction du café. (D'ailleurs, c'est une étape tres important dans la production du café ou le produit prend le plus de valeur) Donc nous lui avons demander qu'était-ce cette grande tour de béton et a quoi pouvait-elle bien servir.



Conséquence de la question... il nous invita a s'assoir dans le torréfacteur (???) pour discuter. Il nous parla entre autre des problemes de la communauté pour l'approvisionnemnt en eau. En effet, la casa Grande, ou nous vivons est le seul batiment qui recoit l'eau courrant toute la journée. Dans les autres maisons, ils doivent se contenter de 1h30 d'eau par jour. Nous sommes tres choyé ici par rapport aux autres Guatémalteques.

Alors, nous continuons a discuter avec Rigoberto et vient la question qui tue. Je lui demande : "¡Que piense usted del commercio justo (= équitable), es bueno o malo?

La réponse fut prompte et longue. Il nous expliqua pendant environ 30 a 45 minutes les avantages et les inconvéniants. Les yeux écarquillés, la bouche béante d'admiration, nous l'écoutames, et meme ne comprenant qu'une parcelle de ce qu'il nous disait, cela suffit a nous inspirer une facon différente de voir le monde et le commerce. Je vous invite donc a suivre les articles du blog car je vais bientot tenter de synthétiser les discussions que nous avons eu avec Rigoberto dans un article.

Nous allons donc tenter lors de notre court séjour (8 jours) a Santa Anita de nous transformer en éponge afin d'absorber le plus possible de cette communauté afin que lors de nos présentations au Québec (notemment celles pour le club 2/3 dans les écoles secondaires) nous puissions nous tordre et répendre notre expérience. Je trouve que c'est assez cohérent avec le dernier article...

Désolé pour les accents, les claviers changent...

jeudi 5 juillet 2007

Pourquoi ???

Depuis mon arrivée ici, je sens une opposition entre deux philosophies sur l'aide humanitaire. J'appelerai les tenants de la première, les développeurs et ceux de la seconde, les humanistes.

Donc les développeurs ont particulièrement à coeur d'offrir aux pays du Sud des moyens afin de développer des infrastructures durables qui serviront aux gens, même après leur départ. Ils s'affaire souvent à développer les projets, à y penser et offrir aux locaux les moyens d'accomplir ces projets.

De leur côté, les humanistes sont plus du style de se rendre disponible au locaux et exécuter des tâches de tous les jours, afin d'échanger avec eux et alléger un peu leurs tâches.

Je crois qu'il est nécessaire que les deux écoles de l'aide humanitaire cohabite, cependant je me suis poser LA question... POURQUOI ??? Tout simplement, pourquoi suis-je ici?

Alors, aujourd'hui, j'ai beaucoup réflichi à la question et j'en suis venu à la conclusion que premièrement je suis venu ici par intérêt et deuxièmement que je ne peux changer le monde.

En effet, personne ne fait plusieurs milliers de kilomètres en avion san avoir d'intérêt personnel. Donc la première chose à s'avouer c'est que nous ne sommes pas ici pour les Gutémaltèque, nous sommes ici pour nous. Que ce soit pour la fierté du devoir accompli, apprendre l'espagnol ou vivre une expérience dépaysante, chacun a ses raisons. La mienne, je ne l'ai pas vraiment encore trouver, mais le contact que j'ai eu aujourd'hui avec les enfants et les ouvriers m'a tellement fait du bien que je crois que ce serait ma raison, mais je vous tiens au courant si les réponses arrivent.

Ensuite, la constation que nous ne pouvons changer le monde est quasi triviale. Mais bizarrement, on a l'impression que la goutte que l'on jette dans l'océan a des rérecussions sur quelques gens et que nous avons un peu contribué à leur bonheur. J'essaie de voir les choses un peu différemment, car quand j'y pense, j'ai tellement l'impression de prendre plus que je donne. C'est gens nous transforme, ils nous humanise. C'est pour cette raison que je crois qu'il faut s'efforcer de ne pas arriver avec nos préjugés occidentaux de sauver ses gens et seulement les écouter et vivre une belle relation avec eux. Je crois que le plus beau cadeau que l'on peut leur faire et de s'intéresser à eux. C'est ce que j'ai l'intention de faire, je veux faire rayonner la beauté du bonheur que ces gens vivent, je veux vous montrer comment ce peuple réussi à sourire tout simplement.

Bref, si je ne peut changer le monde, je peux toujours changer moi-même et tenter d'influencer mon entourage. Alors là, je considèrerai que mon voyage a été utile.

La maison des fous !!!

Vous vous rappelez la maison des fous dans Astérix. Et bien l'Amérique Centrale, c'est un peu comme ça...



Nous nous sommes réveillés à 6h00 pour aller au rendez-vous afin d'aller aider à la construction d'une école. En effet, les étudiants d'une école de langue à Xela ont entrepris d'aider les ouvriers à ériger le bâtiment. Donc, rendez-vous à 7h30 en face de l'église jaune ?!? Oui, oui, celle à côté du grand cimetière et du parc ?!? Oui, oui, il n'y a pas de problème, c'est à dix minutes à pied de votre auberge qu'ils nous ont dit. Résultat vers 7h25, on se demande où peut bien se cacher le fameux cimetière pour finalement trouver le poinbt de rendez-vous vers 8h00.



Fort heureusement, nous n'étions pas seul dans cette situation est nous avons rejoint Paul et Victoria qui avaient eux-aussi manquer l'autobus. Le plus hilarant dans l'histoire, c'est que le dit autobus nous a laisser exactement où nous étions, où nous avons décider de rebrousser chemin se croyant perdu.



Après une vingtaine de minutes d'ascension dans les montagnes, après que l'odeur d'essence ait fait place à celle du grand air, nous arrivons au projet d'école. la beauté du chantier m'a tout de suite enchantée. Anglais, Suédois, Guatémaltèques, Canadiens mettant la main à la pâte dans un but commun. Ça vous rempli les batteries et vous les vide en même temps. Un début de journée malade dans un paysage fou...

mercredi 4 juillet 2007

Petit changement

En effet, la logistique étant trop difficile à organisée et nos compétance limitée, le groupe ZoomCoop a décidé de faire un photo-reportage au lieu de trainer une caméra-vidéo. Je pourrai donc vous envoyer des aperçu de notre travail avant le résultat final que sera la présentation que nous quatre (Nicolas, David, Geneviève et moi, Guillaume) feront pour le Club 2/3 dans les écoles secondaires.

Plus jamais !!!

Des fois, les choses s´envisage mieux lorsque l´on ne sais pas vraiment où l´on va. Après 36 heures de transport de Montréal à Quetzaltenango, je me rends de plus en plus compte de la vérité de cet adage.

Au départ, j´appréhendais le transfert à New York et ensuite, c´est le transfert à Gutemala Ciudad. Bref, les émotions et le stress étaient définitivement trop présent pour une seule journée, une longue journée.

Le voyage en autobus de Montréal à New York s´est bien déroulé, sous un gros orage, c'étais génial. J'y est d'ailleurs fait la rencontre de Gabriella (une mexicaine venue étudier à Chicoutimi???). Cela m'a cependant permis de ne pas me rendre seul à la Guardia. Une fois à l'aéroport, l'attente fut pénible. La solitude se supporte mal, surtout en moment de stress.

Une fois à Guatemala, j'ai réussi à gagner le concours de celui qui s'est fait le plus fourrer de ma gang. J'en ai eu pour 120 Q (1USD = 8Q) pour me rendre au terminal autobus, 50 Q pour aller à Quetzaltenango et 40 pour aller à l'hôtel alors que David et Geneviêve ont fait la même chose pour environ la moitié à deux. Mais bon quand on est seul et stressé, arriver rapidement là où on veux ça n'a pas de prix.

Lorsque je suis arrivé, le sommeil horizontal fut fort apprécié.