lundi 13 août 2007

La Fiesta del Café guatemalteco

Ici, les projets ne cessent de se présenter a nous. Je vous fait part de notre derniere idée.

Aujourd'hui, nous sommes allés a Anacafé, l'organisme en charge de la promotion du café guatémalteque. Or, nous avons acheté cinq livres du meilleur café du Guatemala. Nous vous donnons donc rendez-vous dans un lieu qui reste a déterminer pour la dégustation. Comparer le goût de ces cafés nous fera donc un immense plaisir. Nous vous tenons donc informés et on se revoit au mois d'octobre quand le tout sera organisé...

samedi 11 août 2007

Dans le feu de l'action!!!

Hier, je croyais vraiment vous avoir envoyé les dernières nouvelles de mon projet. Mais on dirait qu'en fin de voyage, les choses déboulent et que nous sommes les témoins privilégiés de scène haute en couleur...

Avant notre arrivée ici, nous avions l'intention, comme je vous l'ai dit dans un des autres articles, de comparer des plantations certifiées équitable à d'autres qui ne le sont pas. Cela dans le but de mettre en évidence les éléments favorables ou pas qu'amènent le commerce équitable. Nous avons rejetté cette idée car bien des coopératives qui ne sont pas certifiées équitable le sont et que la plupart qui nous accueillent vivent dans des conditions qui s'apparentent à celles exigées par les normes de FLO (fairtrade label organisation).

Or, aujourd'hui, nous sommes allés faire un Coffee Tour dans la coopérative de La Voz que clama en el desierto. Rien de plus banal pour nous que de faire le tour d'un bénéficio de café, nous en avons déjà vu plusieurs. Cependant, Lucas, le guide, nous apprend que durant l'après-midi se tiendra une assemblée générale extraordinaire sur le thème du commerce équitable et nous invite à y assiter. Impossible d'être à un meilleur endroit pour notre projet.

D'ailleurs, la réunion est dirigée par Angel Mendoza, un représentant de CRECER, une espèce de branche guatémaltèque de FLO. En fait, la communauté s'est vu suspendre leur certification équitable parce que l'exécutif de la coop manque de transparence. Angel a donc expliqué en long et en large les exigences de FLO pour lever la suspension

Ne sommes-nous pas en train d'atteindre l'objectif de notre question de comparer une coop équitable à une coop non-équitable? En effet, l'exécutif doit être transparent envers ses membres, sinon, pas de certification...

Nous avons été les témoins privilégiés des idées du commerce équitable dans leur état le plus concret imaginable, dans une coopérative, accueillis à l'assemblée générale. Quelle chance nous avons eue...

vendredi 10 août 2007

Sur la route de la crédibilité

Cela fera bientôt six semaines que je suis au Guatemala et si je fais le bilan de notre projet sur le café, l'écotourisme et le commerce équitable, je suis franchement fier de notre travail.

Au début, nous comptions rester dans les coopératives afin d'apprendre sur l'importance de ces deux concepts pour l'amélioration des conditions de vie des cultivateurs de café. Mais au fur et a mesure que nous avons progresser dans notre découverte du monde du café au Guatemala, nous avons élargi nos sources d'information afin de cerner véritablement cet univers.

Alors nous avons eu la chance de rencontrer Rigoberto, ex-combattant de la guérilla recyclé en responsable de la torréfaction et de l'exportation du café de la communauté de Santa Anita la Union. Il nous a parlé en long et en large de l'exportation du café et des idées du commerce équitable.

Ensuite, dans la communauté de Nueva Alianza, nous avons discuter avec Javier qui nous a expliquer les raisons du succes de sa communauté. Nous avons aussi eu un entretien avec Oswaldo, qui ayant accumulé l'expérience d'un siecle de production de café, nous transmis le plsu possible sur cet art.

Ensuite pour avoir un point de vue différent, nous sommes allés voir Café Consciensa, un organisme qui ouvre des portes pour la commercialisation du café et aide a la diversification des économies des deux coops mentionnées plus haut, pour avoir un point de vue plus occidental et théorique sur la question du commerce équitable.

Finalement, c'est aux bureaux de Anacafé (Association nationale du café), qui est en charge de la promotion du café au Guate et partout dans le monde et de l'augmentation de la qualité du produit en formant les producteur, que nous continuons a varier nos sources et notre information pour faire un projet de qualité. Cette semaine, nous sommes attendus au bureau chef d'Anacafé afin de percer les mysteres de l'exportation du café.

WOW!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Qui eut cru que ce projet nous menerais la. De retour au Québec, il ne nous restera qu'a entrer en contact avec Café Rico, un importateur, Corporative Coffee, un autre importateur, et StarBucks, un mystérieux joueur dans le tableau du café guatémalteque.

Lorsque je regarde tout ca, je peux vraiment considérer notre entreprise comme un projet vraiment crédible...

P.S. Petite primeur, Gen et moi avont un petit projet connexe afin d'aider les communautés qui nous ont accueillies. En effet, nous allons vendre le café le plus équitable que vous ne pourrez jamais trouver, du café torréfié dans le sud. Nous sommes a la recherche de facon économique d'importer, mais le prix devrait se situer autour de 10 a 12 dollars canadiens pour une livre. Je vous reviens avec ca.

P.S. 2 Désolé pour les accents graves, je sais pas trop comment les faire.

lundi 6 août 2007

Une bonne action est souvent bien récompensée...

Tout d'abord, les mauvaises nouvelles... y'en a pas vraiment.

Mais pour les nouvelles horribles... y'en a. Je me suis fait voler mon appareil photo. S'il y avait une seule chose que je ne voulait pas qui arrive, c'est bien ca. Mais bon il faut vivre avec.

Rassurez-vous, la plupart de mes photos importantes sont conservées sur un DVD que j'ai gravé il n'y a pas trop longtemps. J'ai toutefois perdu quelques 300 photos qui illustrent mon voyage depuis lundi le 20 juillet.

Mais où est-ce que je veux en venir avec mon titre. Et bien, nous avons grimpé le Santa Maria durant la nuit du 30 au 31 juillet. En théorie, je devrais avoir perdu ces photos qui sont sans aucun doute, les plus exceptionnelles que j'ai prises, peut-être à vie.

Mais voici l'histoire... Durant la descente de la montagne, Juan s'est mis à vouloir augmenter ses prix de 50 Quetzals par personne. Cela m'a un peu frustré et mon envie de lui donner les photos prises durant l'expédition a de beaucoup diminué. Une fois de retour, j'ai décidé de lui donner quand même.

Nous sommes donc aller graver un CD des toutes les photos et vidéos que j'ai pris. Je vais donc pouvoir récupérer ces quelques 90 photos. Cela me permet de voir un peu de joie dans cette catastrophe...

mercredi 1 août 2007

Une nuit très longue...

Et oui, je suis en vie, mais un peu fatigué. Vous me pardonnerez donc facilement ce silence de quelques jours.

Alors malgré les témoignages d'une fille de l'hôtel, qui nous a dit que si elle avait su, jamais elle ne l'aurait fait, nous sommes partis à minuit en direction du volcan. J'entend par nous, Geneviève, Nicholas (coordonnateur des bénévole de Nueva Alianza), Nate (un texan rencontré à l'hôtel), Juan (le guide) et moi.

Le début de la nuit se passe très bien, le rythme est bon, le terrain n'est pas trop escarpé (bonne chose car il fait noir). Donc, dans une presque noirceur (la lune est presque pleine), la frontale au front ou la lampe de poche à la main, nous accédons au flanc du volcan. Les points de vue sur la ville de Quetzaltenango sont absolument superbe. C'est surréel!!! Je voudrais bien vous les montrer, mais les malchances de la vie ne sont pas toujours sous notre contrôle.

Bref, plus le temps avance, plus la pente devient abrupte. Nous finissons par arriver au sommet juste quand le soleil se lève. C'était pas très stressant, je lui avait demandé d'attandre. C'est juste majestueux, extraordinaire...

Lorsque nous y arrivons, nous voyons des gens qui dorme, des femmes et des enfants. C'est fou, il dorme sous une température qui vu leur habillement doit être tout sauf confortable. Au levée du soleil, ils célébrent je ne sais trop quel Dieu, mais c'est vraiment impressionnant de grelotter à côté d'un petit gars en t-shirt qui n'a pas l'air de rien sentir.

Juste le temps de se reposer un peu... Quand soudain... Quoi... L'extase, le Santiaguito se met en colère et expulse une quatité importante de cendre, ce qui me permet de prendre des photos extraordinnaires.

Juste avant de quitter le sommet du Santa Maria, nous pouvons contempler l'ombre impressionante que le volcan crée grâce au soleil qui se lève. Encore pour ca, vous aller devoir attendre mon retour pour en voir les photos...

lundi 30 juillet 2007

Le magnifique volcan...

Depuis notre arrivée dans la région nous admirons sa majestueuse splendeur chaque matin. Dépendant des endroits où nous nous trouvons, il se présente différemment avec son petit compagnon. Le Santa Maria est un immense volcan de 3700 mètres d'altitude qui domine la région de Xela (ou Quetzaltenango).

Vous voyez ici la vue que nous en avons de la communauté de Nueva Alianza où les deux volcans sont enlignés.



Juste à ses côtés, nous pouvons remarquer les régulières éruption volcanique de son voisin, le Santiaguito, l'un des trois volcans actifs au Guatemala. Il nous a d'ailleurs sorti de notre sommeil le matin du 27 juillet alors que son réveil fut accompagné d'une décharge plus puissante que l'importe quel coup de tonerre (et Dieu sait que des orage, ici, il y en a).

Vous pouvez ici admirer un autre angle de vue pris d'une autre communauté Loma Linda.



Or, aujourd'hui, le 30 juillet, (bonne fête Nicolas en passant) Avec un petit groupe de cinq ou six, nous allons gravir ce volcan à partir de minuit ce soir afin de pouvoir y admirer le levée du Soleil une fois au sommet. Je ne peut vous cacher que j'éprouve un certain stress avant cette expédition car c'est la plus difficile du Guatemala, c'est d'ailleurs pour ça que l'on l'a choisie. Donc je vous laisse sur une autre photo et je vous en donne des nouvelle demain.

dimanche 29 juillet 2007

Une véritable réaction en chaîne...

Cela fait un peu plus de trois semaines que je suis au Guatemala avec Genevíève et plus le temps avance, plus je vois la pertinence de notre projet, plus je vois des ouvertures, plus mes yeux s'écarquillent devant le courage des gens qui tentent petit à petit d'améliorer leur sort.

Hier, le 28 juillet, la journée a été sans doute la plus productive depuis le début du projet. Nous avons réalisé trois entrevues et accumuler une tonnes d'informations sur le commerce équitable, l'écotourisme et la production du café. Si je revenais aujourd'hui au Canada, je serais très satisfait du travail accompli. Mais, il nous reste quelques semaines et une autre communauté à visiter. Donc un autre monde à rencontrer avec ses particularité, ses initiatives, ses réussites et ses échecs... C'est tellement stimulant d'être ici, il faut absolument que je vous en parle au retour...

mardi 24 juillet 2007

Petite leçon de changement à Jean Charest...

Je vais vous raconter l'histoire de la communauté de Nueva Alianza qui est une véritable histoire de courage et de ténacité.

Cela commence par un homme qui possèdait la ferme. À sa mort, il la céda à ses cinq fils qui nommèrent l'un des leur pour l'administrer. Victime de mauvais placements, il commença à tarder à payer ses employés (nous sommes dans les années 1990). Il retarde à un point tel qu'un jours, il accuse un million de quetzals de retard de paye soit l'équivalent de un an et demi. Pris de désillusion, les "campésinos" quittent la ferme qui a vu naître leurs arrière-grands-parents.

Entre temps, le proprio fait faillite. Les anciens employés l'apprennent et l'idée de prendre le contròle de la ferme commence à germer. Ils demandent l'appui des grands syndicats du Guatemala et réussissent à retourner sur le terrain. Bien qu'étant victime de menace de mort des anciens proprios, ils décident d'y rester coûte que coûte. Peu après, leur prêt de "Fundo de tierra" (un organisme qui facilite l'accès au terre à la population) est accepté et il prenne en charge la dette de 1,9 millions de quetzals de l'ancien propriétaire.

Or, la terre est délabrée et difficilement cultivable, nous sommes en 2002. Durant un an, ils la travailleront sans en tirer de bénéfices, survivant en mangeant les plantes qui poussaient sur le terrain de la ferme.

Maintenant, on parle d'une communauté d'un peu plus de 200 habitants qui ont construit une école, qui purifie leur propre eau (et assez pour en vendre un peu partout dans l'ouest du Guatemala), qui ont un projet expérimental de biodiésel, qui produit du biogaz avec le fumier de vache. On parle aussi d'une communauté qui prosuit des noix de macadam et du café de façon biologique et qui est sur le point de se faire certifier équitable.

WOW!!! et tout cela en moins de cinq ans. Les gens ici sont tout simplement incroyable. Incroyable pour leur chaleur et leur ouverture d'esprit. Voici un véritable exemple de changement...

Deux nouveaux amis!!!

Bien de bonjour,

Je voulais profiter du temps que j'ai sur Internet pour vous présenter deux de mes nouveaux amis.



Vous voyez dans le coin inférieur droite, c'est Mélanie, une Québécoise qui est à Nueva Alianza (la communauté dans laquelle je suis). Elle est vraiment chouette, elle travaille au Café Rico, sur la rue Rachel, qui importe justement du café de la coop de Santa Anita. Quelle coïcidence!!!

Dans le fond, avec le volant dans les mains, c'est Tony qui nous amène à Reu, la ville la plus proche. Il est extraordinnaire, si vous voyiez le chemin, il réussi tout de même et cela avec quelques bière dans le corps...

Trêve de plaisenteries!!!

Après cette longue absence, après ces petits articles humoristiques, passons aux choses sérieuse...

En effet, je dois vous parler de ma révélation du voyage sur le commerce équitable. L'histoire commence au Canada, au café de la Faculté de Médecine, où avec deux amis, nous parlons d'aller enquêter, caméra à la main sur les effets du commerce équitable. L'idée s'est peu à peu métamorphosé depuis, mais il n'en reste pas moins que nous allons tenter de présenter notre expérience sous forme de présentation dans les écoles.

Or, nous nous sommes présentés ici avec la ferme conviction que le commerce équitable changeait la vie des gens du Sud, que c'était une forme de commerce révolutionnaire... et bien, pas vraiment??? D'ailleurs, à Santa Anita, où la coop est certifiée équitable, certains des agriculteurs des agriculteurs décident de vendre leur café sur le marché local en ne passant pas par la voie équitable. En effet, le commerce équitable, lorsqu'il fut implanté au Guatemala, entra en compétition avec le commerce local, ce qui fit augmenter les prix du produit. Ce qui est une bonne chose finalement.



Mais est-ce que je veux en venir... Je veux simplement dire que l'avantage financier est très loin d'être extraordinnaire pour les gens ici compte tenu du coût exorbitant des certifications (2000 euros pour fairtrade et 1200 USD pour biologique). Donc, la question qui tue... POURQUOI???



D'après ce que j'ai pu remarquer de ce qui se passe ici, ce qui avantage le plus les coops équitables, c'est l'ouverture sur le marché international. En effet, pour reprendre les paroles de Rigoberto, "Nous développons une relation commerciale avec les clients des États-Unis comme si le café n'était qu'un prétexte pour le rapprochement de nos peuples." Et oui, le café n'est qu'un prétexte...

Et ce prétexte ouvre la voie aux rencontres. Café Rico, boutique qui vend du café de la coop de Santa Anita, voudra aller à la rencontre de celui qui produit son café car il fait affaire directement avec lui. Ce qui aura pour effet de valoriser le travail du producteur, lorsqu'on sait que la culture est excessivement difficile, seulement 10% du poids de la matière de base est utilisable.



Au surplus, une relation forte et non seulement basée sur les profits peut protéger contre les aléas de la vie. Je m'explique avec un exemple... Il y deux ans, l'ouragan Stan a causé des dommages considérables aux fermes de café. En effet, en octobre 2005 (période de récolte du café), la tempète a causé des plus torrentielles qui détruirent 70% de la prodution du café de la communauté de Santa Anita. Cette année, il ont atteint un niveau de production de 50% et cela va en augmentant. Cependant, comme les entrées d'argent sont plus faibles, il est fort probable que la coop perde sa certification équitable pour une raison financière (vraiment ridicule). Ils ont donc communiqué avec Corporate Coffee (importateur de café au USA) pour lui demander ce qui allait se passer. Alors...

Si on ne considère que la question monétaire, ils n'ont pas avantage à continuer d'acheter leur café. Cependant, considérant que les deux ont développer une relation basé sur la réciprocité, on ne peut penser comme ça. Corporate Coffee a confirmé à Santa Anita qu'il allait continuer d'acheter son café peu importe ce qui se passe avec FLO (organisme qui certifie les coops équitable).

De là l'importance de ne pas seulement considérer l'importance des profits et humaniser les relations commerciales...

lundi 16 juillet 2007

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vendredi 13 juillet 2007

Erratum

Je voudrais mentionner qu'il s'est glissé une petite erreur dans l'article sur les tortillas. En effet, le premier perroquet ne s'appelle pas Manuel mais bien Manolo. Je suis désolé de tous les inconvéniants que cela aurait pu poser...

Y'a pire que nous...

Vous vous rappelez Rigoberto, l'expert en commerce équitable dont je vous ai parlé. Et bien, hier Genevieve et moi se sommes rendu compte qu'il était aussi électricien, astronome et... surtout ex-guérilleros. En effet, la guérilla lui a couté un index.

Cela ne l'a pas empeché de se recycler dans le commerce équitable et de nous accorder une entrevue d'environ 20 minutes que nous avons enregistré sur vidéo, que nous allons bien sur monter et présenter au Canada. Nous lui avons posé des questions sur les avantages qu'offrent le commerce équitable ainsi les embuches que peuvent rencontrer les coopératives qui y adherent.

Tout s'est tres bien passé, il répondit avec générosité et entousiasme. Cependant, c'est une fois la caméra éteinte que les confidences commencerent. Nous divagames sur la question des droits de la personne bafoués durant la guerre civile au Guatemala entre les années 60 et 80.

Il nous raconta ensuite l'histoire de sa communauté : Mediomonte. Pour résumé les faits, c'était une communauté de fermiers majoritairement mayas. Comme la politique du gouvernement était ouvertement raciste, un jour, l'armée arriva au village et rasa tout. Les quelques survivants du massacre s'éparpillerent dans tout le Guatemala. Rigoberto fit la guérilla afin de libérer le pays du joug de l'oppresseur. L'histoire que cet homme nous raconta est une chance unique que nous avons eu car la guerre est LE sujet tabou au Guatemala.

Ou est-ce que je veux en venir avec cette histoire. Et bien, je me suis demandé avant de me coucher comment un homme comme Rigoberto peut s'accrocher a la vie et rayonner dans la communauté ou il vie comme cela. J'en suis arrivé a deux conclusions.

La premiere est qu'il y a toujours pire que nous. En effet, etre en vie par rapport a etre mort présente un net avantage et on peut considérer cela comme une chance, un signe du destin pour continuer et surtout ne pas stagner et tenter coute que coute a améliorer son sort.

La deuxieme est que tout dépend de l'attitude avec laquelle on vie les événements qui forment notre vie. Je crois que tant que nous sommes en vie, il est possible de voir quelque chose de positif et que cette attitude est primordiale pour atteindre un état de bonheur.

C'est bizarre, mais je trouve que je suis un peu mal placé pour parler de difficulté dans la vie, car le bonheur ne m'a jamais tourné le dos, certainement pas durant la derniere année. Mais qui sait peut-etre est-ce cette attitude de voir le verre a moitié plein qui m'offre cela.

mercredi 11 juillet 2007

A las 7 y media : las tortillas !!!

Ayant une soif d'apprendre toujours plus ici, nous nous levons chaque jour vers 6h30 afin d'assister aux cours de confection de tortillas donnés par Maria, la dame chez qui nous mangeons chaque jour. J'en profite donc pour vous montrer la cuisine et la professionnelle a l'oeuvre.



Et voici l'éleve qui, désolé Genevieve, réussi beaucoup moins bien que le maitre.



Le tout sous la supervision de Manuel



et Arturo.



Si vous remarquez bien le deuxieme perroquet a beaucoup moins de plume que le premier. Curieux, nous demandames des explications a Maria. Elle nous expliqua que le perroquet n'est pas seulement doté de faculté extraordinnaire a imiter la voix des etres humains et que bien malgré elle, elle appris que ce n'est pas un tres bonne idee que de plumer un poulet devant un perroquet...

Bof, j'ai mon Cipro...

Aujourd'hui, on a manqué d'eau a boire. Nous sommes donc allé voir Andrea qui s'occupe des volotaires pour lui dire qu'il n'y avait plus d'eau. Peut de temps apres, le niveau de l'eau a soudainement augmenté sans pour autant qu'il y aie une cruche de 18 litres qui soit apparue. D'ou vient cette eau? Bof... J'ai mon Cipro...

Chaque matin, nous allons déjeuner chez Maria. C'est une dame tres gentille avec qui nous apprenons un tas de chose. Elle nous sert tout le temps de l'eau en pichet qui vient de je ne sais ou. Bof... J'ai mon Cipro...

Dimanche, nous sommes allés au marché de Colomba, la petite ville pres de la coopérative de Santa Anita. Nous y avons vu un tas de bestioles mortes (a vendre bien-sur) sur des tables qui semblaient vivre en symbiose avec les millions de mouches qui volaient autour. Ou est-ce que Maria, la gentille dame, achete-t-elle le poulet qu'elle nous prépare avec tant de soin dans sa cuisine ou vivent cerainement les cousines des mouches de Colomba. Bof... J'ai mon Cipro...

Ce genre de réflexions, nous les avons quotidiennement, mais... Bof... Nous avons notre Cipro... Et... J'aime mieux pas y penser et mon intestin s'en porte mieux...

Pour les néophytes, mon Cipro tant adoré, c'est la pilule miracle du voyageur qui lui permet de solidifier ses cacas et l'éviter de vomir jusquá la déshydratation. Bon appétit...

Dans ta face Tim Hortons !!!

Il est bizarre comment Tim Hortons se vante de faire le café le plus frais sur le marché. Frais moulu et jetté au bout de 5 minutes.Hier, j'ai vécu une expérience qui, comment dire, eclipse totalement la fraicheur du café de chez Tim. En effet, j'ai gouté au café (assez bizarre n'est-ce pas, le 6e de ma vie) que je venais de trier le matin, frais torréfié et moulu. Qui dit mieux...



Tous les Star Bucks, Second Cup et Tim Hortons peuvent bien de rassoir.



Et pour rajouter au plaisir, j'ai eu droit a une montée de lait de Rigoberto sur le commerce équitable tel que défendu par FLO, l'organisme qui accrédite les coops partout dans le monde. En effet, ca brasse ici car les petits producteurs d'Amérique centrale, des Caraibes et d'Amérique du Sud parlent quitter FLO pour se réunir et créer leur propre certification équitable qui réponderait mieux a leurs besoins. Malade!!!

dimanche 8 juillet 2007

Les guerres de gangs font rage a Santa Anita !?!

En effet, lorsque l'on s'attarde aux détails, on remarque que la moindre parcelle de terrain ici fait l'objet d'une lutte constante. Laissez-moi vous présenter les bandes rivales...

Tout d'abord, il y a le "Ganz gang" (de ganzo = oie) caractérisé par une agressivité bien au-dessus de la moyenne. Il semble difficile de les approcher sans se faire brutalement attaquer. Pour ma part, je les évite et je me porte mieux. Par chance, nous dormons au deuxieme étage ou nous sommes jusqu'ici en sécurité. Au péril de ma vie, j'ai réussi a les photographier avec mon super-télé-objectif et voici le résultat...



Ensuite, on croise les "Patz" (de patos = canards) qui peuvent sembler inoffensif, mais un peu plus subtil dans leur activité. Encore une fois, j'ai réussi, non pas sans difficulté, a vous prendre des images de deux de leurs protagonistes en train de faire de l'espionnage perchés sur le toit d'une maison. Il ne fait aucun doute que leur influence n'a de limite que celles que les autres bandes veulent bien leur laisser et qu'ici la population locale vit dans la peur constante que réeclate les guerres de gang qui l'hiver dernier ont blessées une petite fille de quatre ans.



Finalement, en nombre beaucoup plus important les Chiken' chick. Elles, se balladant én petit groupe, sont partout!!! Meme si prise individuellement elles ne paraissent pas dangereuses, en bande elles peuvent venir a bout de n'importe quelle épi de maïs en moins de deux. Donc imaginez avec vos enfants... A leur passage, les gens d'ici fuient dans leur maison pour éviter l'humiliation de se faire intimider par cette bande sans scrupule.



Bref, une chance ces bandes ne réussisent pas a proliférer un rythme tel qu'il n'est pas balencé la cuisine des gens d'ici. Et je peux vous assurer que la frousse que ces gangs nous causent vaut bien le gout qu'elles ont dans notre assiette ou le prix qu'elles rapportent a la vente...

Bienvenido a la escuela del commercio justo con el profe Rigoberto

Des notre premiere journée dans la communauté d'anciens guerilleros de Santa Anita, nous avons rencontré un homme extraordinnaire : Rigoberto, que l'on pourrait facilemnt qualifier de moulin a parole ou d'encyclopédie marchante.



Donc nous nous balladions paisiblement dans le village lorsque nous le vimes assis avec son fils sur les marches du batiment ou se fait la toréfaction du café. (D'ailleurs, c'est une étape tres important dans la production du café ou le produit prend le plus de valeur) Donc nous lui avons demander qu'était-ce cette grande tour de béton et a quoi pouvait-elle bien servir.



Conséquence de la question... il nous invita a s'assoir dans le torréfacteur (???) pour discuter. Il nous parla entre autre des problemes de la communauté pour l'approvisionnemnt en eau. En effet, la casa Grande, ou nous vivons est le seul batiment qui recoit l'eau courrant toute la journée. Dans les autres maisons, ils doivent se contenter de 1h30 d'eau par jour. Nous sommes tres choyé ici par rapport aux autres Guatémalteques.

Alors, nous continuons a discuter avec Rigoberto et vient la question qui tue. Je lui demande : "¡Que piense usted del commercio justo (= équitable), es bueno o malo?

La réponse fut prompte et longue. Il nous expliqua pendant environ 30 a 45 minutes les avantages et les inconvéniants. Les yeux écarquillés, la bouche béante d'admiration, nous l'écoutames, et meme ne comprenant qu'une parcelle de ce qu'il nous disait, cela suffit a nous inspirer une facon différente de voir le monde et le commerce. Je vous invite donc a suivre les articles du blog car je vais bientot tenter de synthétiser les discussions que nous avons eu avec Rigoberto dans un article.

Nous allons donc tenter lors de notre court séjour (8 jours) a Santa Anita de nous transformer en éponge afin d'absorber le plus possible de cette communauté afin que lors de nos présentations au Québec (notemment celles pour le club 2/3 dans les écoles secondaires) nous puissions nous tordre et répendre notre expérience. Je trouve que c'est assez cohérent avec le dernier article...

Désolé pour les accents, les claviers changent...

jeudi 5 juillet 2007

Pourquoi ???

Depuis mon arrivée ici, je sens une opposition entre deux philosophies sur l'aide humanitaire. J'appelerai les tenants de la première, les développeurs et ceux de la seconde, les humanistes.

Donc les développeurs ont particulièrement à coeur d'offrir aux pays du Sud des moyens afin de développer des infrastructures durables qui serviront aux gens, même après leur départ. Ils s'affaire souvent à développer les projets, à y penser et offrir aux locaux les moyens d'accomplir ces projets.

De leur côté, les humanistes sont plus du style de se rendre disponible au locaux et exécuter des tâches de tous les jours, afin d'échanger avec eux et alléger un peu leurs tâches.

Je crois qu'il est nécessaire que les deux écoles de l'aide humanitaire cohabite, cependant je me suis poser LA question... POURQUOI ??? Tout simplement, pourquoi suis-je ici?

Alors, aujourd'hui, j'ai beaucoup réflichi à la question et j'en suis venu à la conclusion que premièrement je suis venu ici par intérêt et deuxièmement que je ne peux changer le monde.

En effet, personne ne fait plusieurs milliers de kilomètres en avion san avoir d'intérêt personnel. Donc la première chose à s'avouer c'est que nous ne sommes pas ici pour les Gutémaltèque, nous sommes ici pour nous. Que ce soit pour la fierté du devoir accompli, apprendre l'espagnol ou vivre une expérience dépaysante, chacun a ses raisons. La mienne, je ne l'ai pas vraiment encore trouver, mais le contact que j'ai eu aujourd'hui avec les enfants et les ouvriers m'a tellement fait du bien que je crois que ce serait ma raison, mais je vous tiens au courant si les réponses arrivent.

Ensuite, la constation que nous ne pouvons changer le monde est quasi triviale. Mais bizarrement, on a l'impression que la goutte que l'on jette dans l'océan a des rérecussions sur quelques gens et que nous avons un peu contribué à leur bonheur. J'essaie de voir les choses un peu différemment, car quand j'y pense, j'ai tellement l'impression de prendre plus que je donne. C'est gens nous transforme, ils nous humanise. C'est pour cette raison que je crois qu'il faut s'efforcer de ne pas arriver avec nos préjugés occidentaux de sauver ses gens et seulement les écouter et vivre une belle relation avec eux. Je crois que le plus beau cadeau que l'on peut leur faire et de s'intéresser à eux. C'est ce que j'ai l'intention de faire, je veux faire rayonner la beauté du bonheur que ces gens vivent, je veux vous montrer comment ce peuple réussi à sourire tout simplement.

Bref, si je ne peut changer le monde, je peux toujours changer moi-même et tenter d'influencer mon entourage. Alors là, je considèrerai que mon voyage a été utile.

La maison des fous !!!

Vous vous rappelez la maison des fous dans Astérix. Et bien l'Amérique Centrale, c'est un peu comme ça...



Nous nous sommes réveillés à 6h00 pour aller au rendez-vous afin d'aller aider à la construction d'une école. En effet, les étudiants d'une école de langue à Xela ont entrepris d'aider les ouvriers à ériger le bâtiment. Donc, rendez-vous à 7h30 en face de l'église jaune ?!? Oui, oui, celle à côté du grand cimetière et du parc ?!? Oui, oui, il n'y a pas de problème, c'est à dix minutes à pied de votre auberge qu'ils nous ont dit. Résultat vers 7h25, on se demande où peut bien se cacher le fameux cimetière pour finalement trouver le poinbt de rendez-vous vers 8h00.



Fort heureusement, nous n'étions pas seul dans cette situation est nous avons rejoint Paul et Victoria qui avaient eux-aussi manquer l'autobus. Le plus hilarant dans l'histoire, c'est que le dit autobus nous a laisser exactement où nous étions, où nous avons décider de rebrousser chemin se croyant perdu.



Après une vingtaine de minutes d'ascension dans les montagnes, après que l'odeur d'essence ait fait place à celle du grand air, nous arrivons au projet d'école. la beauté du chantier m'a tout de suite enchantée. Anglais, Suédois, Guatémaltèques, Canadiens mettant la main à la pâte dans un but commun. Ça vous rempli les batteries et vous les vide en même temps. Un début de journée malade dans un paysage fou...

mercredi 4 juillet 2007

Petit changement

En effet, la logistique étant trop difficile à organisée et nos compétance limitée, le groupe ZoomCoop a décidé de faire un photo-reportage au lieu de trainer une caméra-vidéo. Je pourrai donc vous envoyer des aperçu de notre travail avant le résultat final que sera la présentation que nous quatre (Nicolas, David, Geneviève et moi, Guillaume) feront pour le Club 2/3 dans les écoles secondaires.

Plus jamais !!!

Des fois, les choses s´envisage mieux lorsque l´on ne sais pas vraiment où l´on va. Après 36 heures de transport de Montréal à Quetzaltenango, je me rends de plus en plus compte de la vérité de cet adage.

Au départ, j´appréhendais le transfert à New York et ensuite, c´est le transfert à Gutemala Ciudad. Bref, les émotions et le stress étaient définitivement trop présent pour une seule journée, une longue journée.

Le voyage en autobus de Montréal à New York s´est bien déroulé, sous un gros orage, c'étais génial. J'y est d'ailleurs fait la rencontre de Gabriella (une mexicaine venue étudier à Chicoutimi???). Cela m'a cependant permis de ne pas me rendre seul à la Guardia. Une fois à l'aéroport, l'attente fut pénible. La solitude se supporte mal, surtout en moment de stress.

Une fois à Guatemala, j'ai réussi à gagner le concours de celui qui s'est fait le plus fourrer de ma gang. J'en ai eu pour 120 Q (1USD = 8Q) pour me rendre au terminal autobus, 50 Q pour aller à Quetzaltenango et 40 pour aller à l'hôtel alors que David et Geneviêve ont fait la même chose pour environ la moitié à deux. Mais bon quand on est seul et stressé, arriver rapidement là où on veux ça n'a pas de prix.

Lorsque je suis arrivé, le sommeil horizontal fut fort apprécié.

dimanche 15 avril 2007

Le blog est crée

Bonjour, bienvenue sur notre nouveau blog. Blablabla