Je vais vous raconter l'histoire de la communauté de Nueva Alianza qui est une véritable histoire de courage et de ténacité.
Cela commence par un homme qui possèdait la ferme. À sa mort, il la céda à ses cinq fils qui nommèrent l'un des leur pour l'administrer. Victime de mauvais placements, il commença à tarder à payer ses employés (nous sommes dans les années 1990). Il retarde à un point tel qu'un jours, il accuse un million de quetzals de retard de paye soit l'équivalent de un an et demi. Pris de désillusion, les "campésinos" quittent la ferme qui a vu naître leurs arrière-grands-parents.
Entre temps, le proprio fait faillite. Les anciens employés l'apprennent et l'idée de prendre le contròle de la ferme commence à germer. Ils demandent l'appui des grands syndicats du Guatemala et réussissent à retourner sur le terrain. Bien qu'étant victime de menace de mort des anciens proprios, ils décident d'y rester coûte que coûte. Peu après, leur prêt de "Fundo de tierra" (un organisme qui facilite l'accès au terre à la population) est accepté et il prenne en charge la dette de 1,9 millions de quetzals de l'ancien propriétaire.
Or, la terre est délabrée et difficilement cultivable, nous sommes en 2002. Durant un an, ils la travailleront sans en tirer de bénéfices, survivant en mangeant les plantes qui poussaient sur le terrain de la ferme.
Maintenant, on parle d'une communauté d'un peu plus de 200 habitants qui ont construit une école, qui purifie leur propre eau (et assez pour en vendre un peu partout dans l'ouest du Guatemala), qui ont un projet expérimental de biodiésel, qui produit du biogaz avec le fumier de vache. On parle aussi d'une communauté qui prosuit des noix de macadam et du café de façon biologique et qui est sur le point de se faire certifier équitable.
WOW!!! et tout cela en moins de cinq ans. Les gens ici sont tout simplement incroyable. Incroyable pour leur chaleur et leur ouverture d'esprit. Voici un véritable exemple de changement...
mardi 24 juillet 2007
Deux nouveaux amis!!!
Bien de bonjour,
Je voulais profiter du temps que j'ai sur Internet pour vous présenter deux de mes nouveaux amis.

Vous voyez dans le coin inférieur droite, c'est Mélanie, une Québécoise qui est à Nueva Alianza (la communauté dans laquelle je suis). Elle est vraiment chouette, elle travaille au Café Rico, sur la rue Rachel, qui importe justement du café de la coop de Santa Anita. Quelle coïcidence!!!
Dans le fond, avec le volant dans les mains, c'est Tony qui nous amène à Reu, la ville la plus proche. Il est extraordinnaire, si vous voyiez le chemin, il réussi tout de même et cela avec quelques bière dans le corps...
Je voulais profiter du temps que j'ai sur Internet pour vous présenter deux de mes nouveaux amis.
Vous voyez dans le coin inférieur droite, c'est Mélanie, une Québécoise qui est à Nueva Alianza (la communauté dans laquelle je suis). Elle est vraiment chouette, elle travaille au Café Rico, sur la rue Rachel, qui importe justement du café de la coop de Santa Anita. Quelle coïcidence!!!
Dans le fond, avec le volant dans les mains, c'est Tony qui nous amène à Reu, la ville la plus proche. Il est extraordinnaire, si vous voyiez le chemin, il réussi tout de même et cela avec quelques bière dans le corps...
Trêve de plaisenteries!!!
Après cette longue absence, après ces petits articles humoristiques, passons aux choses sérieuse...
En effet, je dois vous parler de ma révélation du voyage sur le commerce équitable. L'histoire commence au Canada, au café de la Faculté de Médecine, où avec deux amis, nous parlons d'aller enquêter, caméra à la main sur les effets du commerce équitable. L'idée s'est peu à peu métamorphosé depuis, mais il n'en reste pas moins que nous allons tenter de présenter notre expérience sous forme de présentation dans les écoles.
Or, nous nous sommes présentés ici avec la ferme conviction que le commerce équitable changeait la vie des gens du Sud, que c'était une forme de commerce révolutionnaire... et bien, pas vraiment??? D'ailleurs, à Santa Anita, où la coop est certifiée équitable, certains des agriculteurs des agriculteurs décident de vendre leur café sur le marché local en ne passant pas par la voie équitable. En effet, le commerce équitable, lorsqu'il fut implanté au Guatemala, entra en compétition avec le commerce local, ce qui fit augmenter les prix du produit. Ce qui est une bonne chose finalement.

Mais est-ce que je veux en venir... Je veux simplement dire que l'avantage financier est très loin d'être extraordinnaire pour les gens ici compte tenu du coût exorbitant des certifications (2000 euros pour fairtrade et 1200 USD pour biologique). Donc, la question qui tue... POURQUOI???

D'après ce que j'ai pu remarquer de ce qui se passe ici, ce qui avantage le plus les coops équitables, c'est l'ouverture sur le marché international. En effet, pour reprendre les paroles de Rigoberto, "Nous développons une relation commerciale avec les clients des États-Unis comme si le café n'était qu'un prétexte pour le rapprochement de nos peuples." Et oui, le café n'est qu'un prétexte...
Et ce prétexte ouvre la voie aux rencontres. Café Rico, boutique qui vend du café de la coop de Santa Anita, voudra aller à la rencontre de celui qui produit son café car il fait affaire directement avec lui. Ce qui aura pour effet de valoriser le travail du producteur, lorsqu'on sait que la culture est excessivement difficile, seulement 10% du poids de la matière de base est utilisable.

Au surplus, une relation forte et non seulement basée sur les profits peut protéger contre les aléas de la vie. Je m'explique avec un exemple... Il y deux ans, l'ouragan Stan a causé des dommages considérables aux fermes de café. En effet, en octobre 2005 (période de récolte du café), la tempète a causé des plus torrentielles qui détruirent 70% de la prodution du café de la communauté de Santa Anita. Cette année, il ont atteint un niveau de production de 50% et cela va en augmentant. Cependant, comme les entrées d'argent sont plus faibles, il est fort probable que la coop perde sa certification équitable pour une raison financière (vraiment ridicule). Ils ont donc communiqué avec Corporate Coffee (importateur de café au USA) pour lui demander ce qui allait se passer. Alors...
Si on ne considère que la question monétaire, ils n'ont pas avantage à continuer d'acheter leur café. Cependant, considérant que les deux ont développer une relation basé sur la réciprocité, on ne peut penser comme ça. Corporate Coffee a confirmé à Santa Anita qu'il allait continuer d'acheter son café peu importe ce qui se passe avec FLO (organisme qui certifie les coops équitable).
De là l'importance de ne pas seulement considérer l'importance des profits et humaniser les relations commerciales...
En effet, je dois vous parler de ma révélation du voyage sur le commerce équitable. L'histoire commence au Canada, au café de la Faculté de Médecine, où avec deux amis, nous parlons d'aller enquêter, caméra à la main sur les effets du commerce équitable. L'idée s'est peu à peu métamorphosé depuis, mais il n'en reste pas moins que nous allons tenter de présenter notre expérience sous forme de présentation dans les écoles.
Or, nous nous sommes présentés ici avec la ferme conviction que le commerce équitable changeait la vie des gens du Sud, que c'était une forme de commerce révolutionnaire... et bien, pas vraiment??? D'ailleurs, à Santa Anita, où la coop est certifiée équitable, certains des agriculteurs des agriculteurs décident de vendre leur café sur le marché local en ne passant pas par la voie équitable. En effet, le commerce équitable, lorsqu'il fut implanté au Guatemala, entra en compétition avec le commerce local, ce qui fit augmenter les prix du produit. Ce qui est une bonne chose finalement.
Mais est-ce que je veux en venir... Je veux simplement dire que l'avantage financier est très loin d'être extraordinnaire pour les gens ici compte tenu du coût exorbitant des certifications (2000 euros pour fairtrade et 1200 USD pour biologique). Donc, la question qui tue... POURQUOI???
D'après ce que j'ai pu remarquer de ce qui se passe ici, ce qui avantage le plus les coops équitables, c'est l'ouverture sur le marché international. En effet, pour reprendre les paroles de Rigoberto, "Nous développons une relation commerciale avec les clients des États-Unis comme si le café n'était qu'un prétexte pour le rapprochement de nos peuples." Et oui, le café n'est qu'un prétexte...
Et ce prétexte ouvre la voie aux rencontres. Café Rico, boutique qui vend du café de la coop de Santa Anita, voudra aller à la rencontre de celui qui produit son café car il fait affaire directement avec lui. Ce qui aura pour effet de valoriser le travail du producteur, lorsqu'on sait que la culture est excessivement difficile, seulement 10% du poids de la matière de base est utilisable.
Au surplus, une relation forte et non seulement basée sur les profits peut protéger contre les aléas de la vie. Je m'explique avec un exemple... Il y deux ans, l'ouragan Stan a causé des dommages considérables aux fermes de café. En effet, en octobre 2005 (période de récolte du café), la tempète a causé des plus torrentielles qui détruirent 70% de la prodution du café de la communauté de Santa Anita. Cette année, il ont atteint un niveau de production de 50% et cela va en augmentant. Cependant, comme les entrées d'argent sont plus faibles, il est fort probable que la coop perde sa certification équitable pour une raison financière (vraiment ridicule). Ils ont donc communiqué avec Corporate Coffee (importateur de café au USA) pour lui demander ce qui allait se passer. Alors...
Si on ne considère que la question monétaire, ils n'ont pas avantage à continuer d'acheter leur café. Cependant, considérant que les deux ont développer une relation basé sur la réciprocité, on ne peut penser comme ça. Corporate Coffee a confirmé à Santa Anita qu'il allait continuer d'acheter son café peu importe ce qui se passe avec FLO (organisme qui certifie les coops équitable).
De là l'importance de ne pas seulement considérer l'importance des profits et humaniser les relations commerciales...
lundi 16 juillet 2007
Petite publicité
vendredi 13 juillet 2007
Erratum
Je voudrais mentionner qu'il s'est glissé une petite erreur dans l'article sur les tortillas. En effet, le premier perroquet ne s'appelle pas Manuel mais bien Manolo. Je suis désolé de tous les inconvéniants que cela aurait pu poser...
Y'a pire que nous...
Vous vous rappelez Rigoberto, l'expert en commerce équitable dont je vous ai parlé. Et bien, hier Genevieve et moi se sommes rendu compte qu'il était aussi électricien, astronome et... surtout ex-guérilleros. En effet, la guérilla lui a couté un index.
Cela ne l'a pas empeché de se recycler dans le commerce équitable et de nous accorder une entrevue d'environ 20 minutes que nous avons enregistré sur vidéo, que nous allons bien sur monter et présenter au Canada. Nous lui avons posé des questions sur les avantages qu'offrent le commerce équitable ainsi les embuches que peuvent rencontrer les coopératives qui y adherent.
Tout s'est tres bien passé, il répondit avec générosité et entousiasme. Cependant, c'est une fois la caméra éteinte que les confidences commencerent. Nous divagames sur la question des droits de la personne bafoués durant la guerre civile au Guatemala entre les années 60 et 80.
Il nous raconta ensuite l'histoire de sa communauté : Mediomonte. Pour résumé les faits, c'était une communauté de fermiers majoritairement mayas. Comme la politique du gouvernement était ouvertement raciste, un jour, l'armée arriva au village et rasa tout. Les quelques survivants du massacre s'éparpillerent dans tout le Guatemala. Rigoberto fit la guérilla afin de libérer le pays du joug de l'oppresseur. L'histoire que cet homme nous raconta est une chance unique que nous avons eu car la guerre est LE sujet tabou au Guatemala.
Ou est-ce que je veux en venir avec cette histoire. Et bien, je me suis demandé avant de me coucher comment un homme comme Rigoberto peut s'accrocher a la vie et rayonner dans la communauté ou il vie comme cela. J'en suis arrivé a deux conclusions.
La premiere est qu'il y a toujours pire que nous. En effet, etre en vie par rapport a etre mort présente un net avantage et on peut considérer cela comme une chance, un signe du destin pour continuer et surtout ne pas stagner et tenter coute que coute a améliorer son sort.
La deuxieme est que tout dépend de l'attitude avec laquelle on vie les événements qui forment notre vie. Je crois que tant que nous sommes en vie, il est possible de voir quelque chose de positif et que cette attitude est primordiale pour atteindre un état de bonheur.
C'est bizarre, mais je trouve que je suis un peu mal placé pour parler de difficulté dans la vie, car le bonheur ne m'a jamais tourné le dos, certainement pas durant la derniere année. Mais qui sait peut-etre est-ce cette attitude de voir le verre a moitié plein qui m'offre cela.
Cela ne l'a pas empeché de se recycler dans le commerce équitable et de nous accorder une entrevue d'environ 20 minutes que nous avons enregistré sur vidéo, que nous allons bien sur monter et présenter au Canada. Nous lui avons posé des questions sur les avantages qu'offrent le commerce équitable ainsi les embuches que peuvent rencontrer les coopératives qui y adherent.
Tout s'est tres bien passé, il répondit avec générosité et entousiasme. Cependant, c'est une fois la caméra éteinte que les confidences commencerent. Nous divagames sur la question des droits de la personne bafoués durant la guerre civile au Guatemala entre les années 60 et 80.
Il nous raconta ensuite l'histoire de sa communauté : Mediomonte. Pour résumé les faits, c'était une communauté de fermiers majoritairement mayas. Comme la politique du gouvernement était ouvertement raciste, un jour, l'armée arriva au village et rasa tout. Les quelques survivants du massacre s'éparpillerent dans tout le Guatemala. Rigoberto fit la guérilla afin de libérer le pays du joug de l'oppresseur. L'histoire que cet homme nous raconta est une chance unique que nous avons eu car la guerre est LE sujet tabou au Guatemala.
Ou est-ce que je veux en venir avec cette histoire. Et bien, je me suis demandé avant de me coucher comment un homme comme Rigoberto peut s'accrocher a la vie et rayonner dans la communauté ou il vie comme cela. J'en suis arrivé a deux conclusions.
La premiere est qu'il y a toujours pire que nous. En effet, etre en vie par rapport a etre mort présente un net avantage et on peut considérer cela comme une chance, un signe du destin pour continuer et surtout ne pas stagner et tenter coute que coute a améliorer son sort.
La deuxieme est que tout dépend de l'attitude avec laquelle on vie les événements qui forment notre vie. Je crois que tant que nous sommes en vie, il est possible de voir quelque chose de positif et que cette attitude est primordiale pour atteindre un état de bonheur.
C'est bizarre, mais je trouve que je suis un peu mal placé pour parler de difficulté dans la vie, car le bonheur ne m'a jamais tourné le dos, certainement pas durant la derniere année. Mais qui sait peut-etre est-ce cette attitude de voir le verre a moitié plein qui m'offre cela.
mercredi 11 juillet 2007
A las 7 y media : las tortillas !!!
Ayant une soif d'apprendre toujours plus ici, nous nous levons chaque jour vers 6h30 afin d'assister aux cours de confection de tortillas donnés par Maria, la dame chez qui nous mangeons chaque jour. J'en profite donc pour vous montrer la cuisine et la professionnelle a l'oeuvre.

Et voici l'éleve qui, désolé Genevieve, réussi beaucoup moins bien que le maitre.

Le tout sous la supervision de Manuel

et Arturo.

Si vous remarquez bien le deuxieme perroquet a beaucoup moins de plume que le premier. Curieux, nous demandames des explications a Maria. Elle nous expliqua que le perroquet n'est pas seulement doté de faculté extraordinnaire a imiter la voix des etres humains et que bien malgré elle, elle appris que ce n'est pas un tres bonne idee que de plumer un poulet devant un perroquet...
Et voici l'éleve qui, désolé Genevieve, réussi beaucoup moins bien que le maitre.
Le tout sous la supervision de Manuel
et Arturo.
Si vous remarquez bien le deuxieme perroquet a beaucoup moins de plume que le premier. Curieux, nous demandames des explications a Maria. Elle nous expliqua que le perroquet n'est pas seulement doté de faculté extraordinnaire a imiter la voix des etres humains et que bien malgré elle, elle appris que ce n'est pas un tres bonne idee que de plumer un poulet devant un perroquet...
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